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FORCES VIVES DE LA NATION

PRESENTATION DES VŒUX DU NOUVEL AN 2011 AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU NOM DE LA SOCIETE CIVILE

Janvier 2011 DISCOURS DES FORCES VIVES DE LA NATION

lundi 10 janvier 2011


A L’OCCASION DE LA PRESENTATION DES VŒUX DU NOUVEL AN 201Janvier 2011

DISCOURS DES FORCES VIVES DE LA NATION AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU NOM DE LA SOCIETE CIVILE Excellence Monsieur le Président de la République du Mali

Au seuil de la nouvelle année, l’honneur me revient une fois de plus de vous présenter, au nom de l’ensemble des composantes des forces vives du Mali, nos vœux de bonne et heureuse année à vous, à votre famille à vos collaboratrices et collaborateurs directs, à tous ceux qui de près ou de loin ainsi qu’à toute l’équipe gouvernementale qui vous assiste dans la conduite des affaires publiques. Puisse l’année 2011, être pour vous, une année de santé, de bonheur, de concorde, de plus de cohésion et de pleine réussite dans votre mission qui consiste à faire du Mali une nation prospère, stable et unie.

Excellence Monsieur le Président de la République, Au nom de la société civile que j’ai aujourd’hui, le privilège de représenter, permettez-moi de vous réitérer nos félicitations pour l’ensemble des actions positives que vous avez menées et que vous continuez de mener à l’égard de la société civile dans le cadre de la concrétisation en actes visibles de votre désir de la renforcer à savoir :

Le renouvellement du fonds du Centre d’Etudes et de Renforcement des capacités d’analyse et de plaidoyer (CERCAP) avec l’appui de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF) pour deux milliards dont cinq cent millions de FCFA de contribution de l’Etat malien.

L’appui à la mise en place du Programme d’appui aux organisations de la société civile malienne pour le renforcement de leurs capacités quels que soient les niveaux pour consolider leur participation effective et responsable dans la conception, la mise en œuvre et le suivi/ évaluation des politiques de développement et de réduction de la pauvreté conformément à votre souhait un fonds de près de 3,7 millions de € environ soit de 2 427 040 900 FCFA par an pendant une période de 4 à 5 ans serait mis à la disposition de la Société Civile.

A l’instar du CERCAP, nous sollicitons avec insistance, Excellence Monsieur le Président de la République la contribution financière de l’Etat malien à ce fonds pour lui ouvrir la possibilité d’occuper son poste comme membre du Conseil d’Orientation Stratégique du fonds votant au même titre que les Partenaires Techniques et Financiers au lieu d’etre simple observateur dans la gestion. La Société Civile saisit ces opportunités pour encourager le Gouvernement à persévérer dans sa stratégie actuelle de soutien et d’implication réelle de tous les acteurs dans la gestion des affaires publiques au Mali.

Excellence Monsieur le Président de la République, nous saluons aussi votre engagement personnel dans des actions prometteuses comme : L’adoption de la loi N°09-015 du 26 juin 2009 portant institution du régime d’Assurance Maladie Obligatoire avec son décret d’application et celui fixant le taux de cotisation du régime de l’Assurance Maladie 0bligatoire. Cette disposition a l’avantage de bénéficier à l’ensemble de la population tant aux travailleurs en activité, qu’aux retraités et aux couches vulnérables ;

L’issue heureuse trouvée pour la résolution définitive de la situation des travailleurs de HUICOMA qui ont en charge des centaines de familles en détresse.

La lutte contre le VIH – sida, la tuberculose, le paludisme, l’insécurité routière, la paix et la sécurité, la sécurité alimentaire et de multiples autres actions de développement économique, social et culturel.

Nous ne saurions vous dire Excellence Monsieur le Président de la République combien nous apprécions le modèle malien en matière de prise en charge des personnes âgées et des handicapés. La Société Civile souhaite que la mise en œuvre amorcée des accords signés entre le Gouvernement et les partenaires sociaux se poursuive notamment avec les enseignants au delà de certaines avancées timides.

Excellence Monsieur le Président de la République, Nous n’oublions pas que l’année 2010 a été une année riche pour la société civile en termes de reconnaissance et de revalorisation. En effet, la Société civile est entre autre, membre : du Comité de Suivi de la mise en œuvre des recommandations des états généraux sur la corruption et la délinquance financière ; du Conseil Supérieur de l’Education pour formuler des propositions sur les grandes orientations de la politique nationale en matière d’éducation et de formation ; du Groupe Référence National pour l’Evaluation de la Déclaration de Paris ; du Comité d’Orientation du Programme de gouvernance partagée de la sécurité et de la paix ; de la Commission Nationale de lutte contre la Prolifération des Armes Légères ; du Conseil Supérieur de l’agriculture.

Par ailleurs, il convient de rappeler que la Société civile est associée à : L’évaluation de l’état de mise en œuvre de l’instruction N°08-0003/PM-RM du 21 Novembre 2008 du Premier Ministre Chef du Gouvernement relative au transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux Collectivités Territoriales ; L’élaboration de la deuxième phase du Plan National de Sécurité Alimentaire (2010-2015) et avons participé activement à la table ronde des bailleurs pour le financement du Plan National d’investissement Prioritaire dans le secteur Agricole (PNIP-SA) du Mali assortie des programmes d’investissements prioritaires ; L’élaboration du Plan d’Action Gouvernemental pour l’Amélioration et la Modernisation de la Gestion des Finances Publiques (PAGAM-GFP II). Cet intérêt porté à la société civile nous rassure et nous conforte dans notre conviction, que notre démocratie se renforce.

Excellence, Monsieur le Président de la République, notre paysage associatif s’est enrichi depuis ces quinze dernières années par l’émergence de nouveaux acteurs fédérateurs de la Société Civile Malienne dont la participation à la gestion de la vie publique impose nous le rappelons, la relecture de la loi 92-031 fixant organisation, fonctionnement et mode de désignation des membres du Conseil Economique Social et Culturel du Mali ainsi que le décret 94 -194/P-RM du 3 juin 1994 portant nomination des membres du CESC.

Excellence Monsieur le Président de la République, Une société civile qui ne fait pas de constats et de propositions perd sa légitimité dans la mesure où aujourd’hui chacun se sent engagé vis-à-vis de la nation. Permettez nous de partager avec vous ces quelques préoccupations relatives aux domaines clés de développement national.

Par rapport au développement du secteur productif : Nous n’insisterons jamais assez sur les deux domaines suivants : la souveraineté et la sécurité alimentaire et la micro finance. En ce qui concerne la sécurité alimentaire, nos soucis majeurs demeurent : La flambée des prix des denrées de première nécessité et le niveau très bas du panier de la ménagère (huile 900FCFA/L et le sucre 650 FCFA/kg) par endroit malgré la relative bonne pluviométrie connue cette année ; La sortie des denrées alimentaires (céréales fruits et bétails) en direction des pays voisins, au détriment des consommateurs maliens ; La mise en œuvre insuffisante de la loi d’orientation agricole particulièrement la lenteur dans l’accélération de la promotion et de la modernisation de l’exploitation agricole familiale en tant que spécificité de l’économie malienne ; la faible organisation des marchés ruraux et l’insécurité foncière.

Excellence Monsieur le Président de la République, Nous demandons votre appui auprès du gouvernement pour non seulement une prise en compte effective des exploitations familiales dans les programmes nationaux de développement agricole mais aussi une régulation efficace pour maîtriser davantage les coûts des denrées de première nécessité, assurer la transformation pour la valorisation et la promouvoir des produits locaux. Toutes choses qui contribuent à améliorer la qualité de vie des populations, ce qui est source de quiétude sociale et qui est en fait votre quête permanente

En ce qui concerne la microfinance, Nous avons donné en 2009 notre soutien à la politique nationale en matière de Micro finance qui a permis à 90% des populations exclues du système bancaire d’avoir accès à des services financiers de proximité diversifiés. Ce secteur a connu une forte croissance comme en témoignent les performances suivantes : 1 006 151 sociétaires ; 3 164 emplois créés, 71,38 milliards octroyés cette année et 48,253 milliards d’épargne mobilisés. Malgré ces performances, nous sommes dans l’obligation aujourd’hui de constater qu’il n’y a pas d’harmonie entre cette politique et la gestion qui en est faite et encore moins, ce secteur comme nous le savons traverse une période difficile. La politique en elle-même est porteuse, c’est pourquoi nous en appelons au Gouvernement avec tous les autres acteurs pour repenser la gestion qui est faite en vue du développement des petites et moyennes entreprises pourvoyeuses d’emplois.

Par rapport au renforcement du secteur social et de la Gouvernance : nous n’insisterons jamais assez sur les domaines suivants ; l’éducation, la santé, l’emploi en général et celui des jeunes en particulier, la justice, la gouvernance en relation avec les questions de paix et de sécurité, la décentralisation et les relations entre administration et usagers.

Excellence Monsieur le Président de la République, En ce qui concerne l’école, elle reste toujours au centre des préoccupations de l’ensemble des maliens. La société civile apprécie :  Le partage avec les acteurs de l’éducation des résultats des travaux de la commission technique mise en place par la Primature pour le suivi des recommandations du Forum ;

 Le renforcement de la participation de la société civile au sein du conseil supérieur de l’éducation ;

 L’avancée notable dans la déconcentration et la décentralisation de l’éducation par le transfert effectif des compétences et des ressources pour près de 75 milliards de FCA courant 2010 suivi d’importantes mesures d’accompagnement que le MEALN à travers la Cellule d’Appui à la Déconcentration et la Décentralisation de l’éducation a mis en œuvre.

Toutefois nous sommes au regret de constater que :

 le processus de préparation du Programme d’Investissement Sectoriel de l’Education phase III a évolué de Paris à Bamako en passant par Ségou et que la société civile n’a été que très peu sinon pas du tout impliquée. Nous ne saurions vous dire Excellence combien nous n’avons pas apprécié que notre politique sectorielle en matière d’éducation soit écrite à Paris en France pour quelque raison que cela soit.

De même, nous déplorons

 La faible représentativité de la Société Civile dans les cadres de concertation du PISE aux niveaux : local, régional et national ;

 La faible diffusion auprès du public des mesures accomplis dans la mise en œuvre des recommandations du forum national sur l’éducation ;

 la continuité de la violence à l’école et la non rétrocession de la gestion du patrimoine universitaire au Centre National des Œuvres Universitaires ;

 la lenteur dans la mise en place du Fonds National pour l’Education

Excellence Monsieur le Président de la République, En ce qui concerne la santé, nous reconnaissons que des efforts louables ont été consentis par vous et le Gouvernement. Des avancées notoires et concrètes ont été obtenues particulièrement dans la construction massive des bâtiments et dans la gratuité des soins dans beaucoup de domaines.

Excellence Monsieur le Président de la République permettez nous de réitérer nos appels sur les maux qui minent ce secteur et qui persistent toujours. Il s’agit de :
  la mortalité maternelle et infantile qui est l’une des plus élevées du monde, le cas de la pédiatrie du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Gabriel Touré entre autres en est une preuve éloquente où les enfants malades sont couchés sur la banquette des visiteurs ou à même le sol, les mères de famille servant de potence pour le sérum,
  des coûts élevés des produits pharmaceutiques et des soins,
  des contrôles et suivis inadéquats des services de santé,
  des entorses à la déontologie et à l’éthique gangrenant ce secteur,
  l’accès limité d’un plus grand nombre de personnes aux centres de santé pour raison de distance et de l’état des routes,
  l’insuffisance de personnel qualifié jouant négativement sur la qualité des soins pour ne citer que ceux-ci. Excellence Monsieur le Président de la République, nous réitérons auprès de vous notre ultime souhait, c’est qu’à l’instar de l’école malienne, la santé aussi fasse l’objet d’une large concertation nationale, pour que des solutions concertées soient trouvées.

Excellence Monsieur le Président de la République, en ce qui concerne l’emploi : Aujourd’hui le douloureux problème que rencontrent les familles maliennes demeure le chômage des jeunes. Certes, il est votre préoccupation majeure et celle du gouvernement mais il demeure une question et un défi pour le développement national car la jeunesse est l’avenir de la nation. Des efforts sont sans cesse consentis à travers toutes les structures crées à cet effet pour le placement de milliers de jeunes dans les services publics et privés. Ces initiatives prises sont loin d’apporter une solution de masse durable à cet épineux problème. Or, une meilleure prise en compte de la préoccupation de cette frange de la population est nécessaire pour mettre notre pays à l’abri des troubles sociaux dont nul ne saurait aujourd’hui imaginer l’ampleur. Nous réitérons notre demande d’implication véritable et efficiente de la société civile, le secteur privé et les familles dans la mise en œuvre de notre politique d’emploi des jeunes.

En ce qui concerne la justice ; Ce maillon très important de la gouvernance démocratique n’est pas bien perçu par le malien moyen qui trouve que la justice ne lui est pas encore accessible. Nous constatons tous également que les droits humains ne sont pas respectés à cause notamment de la lenteur des procédures judiciaires et la méconnaissance des textes. Nous saluons à ce niveau les efforts déjà consentis et vous exhortons à renforcer les capacités de ce service public pour la réussite de l’oeuvre du renouveau entreprise.

Excellence Monsieur le Président de la République, la société civile, apprécie à sa juste valeur les efforts fournis par votre gouvernement pour une meilleure transparence dans la gestion des biens publics. L’évaluation de la gestion des finances publiques au Mali selon la méthode PEFA « Dépenses Publiques et Responsabilité Financière »menée par le bureau d’Etude ECORYS Research and Consulting cette année en octobre 2010 l’atteste. Selon cette évaluation je cite « grâce aux efforts déployés et aux mesures prises par le Gouvernement, notamment après l’évaluation PEFA de 2006, la crédibilité du budget s’est nettement améliorée et peut être qualifiée dans l’ensemble de bonne ». Aussi, nous ne saurions terminer sur cette question sans vous dire combien nous apprécions la publication continue des Rapports annuels par le Bureau du Vérificateur Général. La société civile réitère toujours par ailleurs son souhait pour le renforcement des dispositifs de contrôle qui existent en la matière.

Excellence Monsieur le Président de la République, concernant la question de la modernisation de l’administration, malgré les efforts de l’équipe chargée de la mise en œuvre du Programme de Développement Institutionnel, les relations entre usagers et administration ne sont pas encore empreintes de sérénité, de confiance réciproque et de transparence ni de courtoisie. Nous attirons votre haute attention sur la nécessité de :

 L’application effective de la loi N°98-012 du 19 janvier 1998 et de son décret d’application N°03-580 du 30 Décembre 2003 ;

 L’adoption du code de déontologie dans l’Administration publique qui a été préparé en 2006 et validé en 2008 et son application effective qui nous l’espérons apportera la solution attendue ;

 L’adoption de la Charte d’accueil des usagers dans les services publics pour faire de la qualité de services en général et de l’accueil en particulier, une dimension importante de la gestion des ressources humaines au sein des services de l’Etat.

Excellence Monsieur le Président de la République, concernant les problèmes de gouvernance en relation avec les questions de paix et de sécurité, ils continuent à être une préoccupation majeure pour la société civile. Les conflits entre communautés et l’insécurité sur nos routes continuent à menacer la paix sociale dans notre pays. Force est de reconnaître que des initiatives très importantes ont été prises bien qu’elles aient besoin de l’accompagnement très étroit de la Société Civile en tant que acteur clé à leur mise en œuvre. Il s’agit entre autres :  De la loi n°08-025 du 23 juillet 2008 portant répression du terrorisme au Mali  De l’adoption par l’Assemblée Nationale en novembre dernier de la loi sur la répression du financement du terrorisme au Mali ;  De la création du Programme Spécial pour la Paix, la Sécurité et le Développement dans le Nord Mali (PSPSDN). De même, nous déplorons

La faible implication de la Société Civile dans la mise en œuvre du Programme Spécial pour la Paix, la Sécurité et le Développement dans le Nord Mali

Pour ce qui concerne l’insécurité entre communautés, nous constatons et déplorons :  Le développement de conflits inter communautaire dans tout le pays ;

 L’émergence de nouveaux acteurs d’insécurité comme le développement de milices à base ethnique ;

 la présence de AQMI sur le territoire malien et qui entreprend des actions négatives notamment les prises d’otages d’occidentaux dans les pays voisins et leur détention dans le nord du Mali ;

 Ils entreprennent également d’autres formes de criminalité comme le trafic des armes et de la drogue ;

Tout ceci constitue une véritable menace pour la stabilité et le développement socio économique de notre pays et de toute la sous région..

Quant à l’insécurité sur nos routes, nous constatons avec bonheur une amélioration significative de l’état de nos routes par des travaux de grandes envergures respectant les normes. Nous saluons chaleureusement les efforts de la protection civile dans les centres urbains et nous demandons le renforcement de leurs capacités d’intervention. Nous réitérons notre sollicitation par rapport à la moralisation des agents de sécurité et plus d’engagement de ceux-ci en toute conformité avec la loi.

Excellence Monsieur le Président de la République ; Une question qui ne cessera jamais de préoccuper la Société Civile car constituant sa préoccupation majeure concerne la mise en œuvre du processus de décentralisation. Depuis l’installation des collectivités locales en 1999 et 2000, des difficultés d’application persistent malgré des avancées incontestables. La réussite du processus de la décentralisation est au centre de vos préoccupations. Or, le développement socioéconomique du Mali dépend désormais de la réussite du processus de décentralisation. C’est pourquoi, Excellence Monsieur le Président de la République, la société civile souhaite que vous donniez encore un autre coup d’accélérateur au processus de la décentralisation pour plus de cohérence dans les politiques de développement et pour plus de transfert de compétences et de ressources.

Nous avions salué lors de la présentation des vœux en décembre 2009 votre volonté de donner un coup de pouce à la décentralisation à travers l’instruction N°08-0003/PM-RM du 21 Novembre 2008 relative au transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux Collectivités Territoriales. Cette disposition à répondu à notre souhait tant attendu de voir le Gouvernement insuffler un nouvel élan au processus de transfert des ressources. Nous rappelons, ici, que cette Instruction a le grand mérite de préciser les actions et les mesures communes à tous les départements ministériels et des mesures spécifiques à certains avec des échéances précises de réalisation de ces actions. Force est de constater que le processus après deux ans de mise en œuvre peine par rapport aux résultats attendus, sauf au niveau de l’éducation où nous avons constaté une avancée avec le transfert effectif des ressources. Dans les autres départements, nous sommes encore à la création des cellules d’appui au sein des départements ministériels (17 nouvelles) ; la nomination par décret des membres des CADD (13), la définition par Arrêté des modalités de fonctionnement de ces CADD (14)

Nous savons que :  La Déclaration de Paris relative à l’aide publique au développement est l’outil privilégié de coopération entre notre pays et les partenaires techniques et financiers amis du Mali ;  Le Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté est le document fédérateur de notre politique de développement pour la réduction de la pauvreté (2007-2011) et  L’aide budgétaire sectorielle est aujourd’hui un outil de coopération dans notre pays.

Cependant, nous craignons que cette lenteur malgré lae décision du Premier Ministre n’influe sur notre capacité de mobilisation des ressources externes et n’entame l’ardeur de nos communautés qui attendent impatiemment les fruits de cette décentralisation tant voulue et réclamée.

Encore une fois Excellence Monsieur le Président de la République,, nous rappelons que la réussite du processus de la décentralisation est un enjeu national et une exigence démocratique et c’est pourquoi, la société civile réaffirme son souhait de voir l’impact de votre implication pour l’accélération du processus de la décentralisation.

Excellence Monsieur le Président de la République, à coté de nos préoccupations nous réaffirmons notre inquiétude face à la recrudescence des agissements déviants adoptés par nombre de nos concitoyens. En tout état de cause, nous nourrissons la ferme conviction, que seuls, la moralisation de nos actes de tous les jours, la récompense du mérite et le combat contre l’impunité, peuvent véritablement nous conduire à l’indispensable changement de mentalité et de comportement, sans lesquels, toutes les résolutions et recommandations issues des ateliers et fora sur les dérives comportementales seront vouées à l’échec. C’est pourquoi, les acteurs de la société civile soucieux du devenir de notre pays inscriront toujours comme priorité dans leurs Programmes des actions de sensibilisation à l’adresse de tous les citoyens notamment les jeunes, pour développer la culture du patriotisme, de travail bien fait, de l’abnégation, du respect du bien public à l’effet d’amener chacun à une conscience citoyenne, un vrai credo pour notre développement socio économique et culturel.

Excellence Monsieur le Président de la République, l’année 2011 sera riche en événements et actions comme cela a été pendant ces huit dernières années parce que nous vous connaissons travailleur infatigable pour le Mali. Nous souhaitons qu’elle soit propice pour toutes les Maliennes et tous les Maliens.

C’est le lieu de vous en remercier et de vous donner l’assurance que la société civile ne ménagera aucun effort, pour se faire écho des préoccupations réelles des populations à la base auprès de votre Excellence et pour le renforcement des acquis dans la construction d’un Mali démocratique et prospère.

En réitérant la confiance de l’ensemble des forces vives de la Nation en vous-même et au Gouvernement, et au nom de l’ensemble de la société civile, je prie Dieu, qu’Il vous donne la force et la santé Nécessaire de continuer, la chance de réussir votre mission pour un Mali, prospère, apaisé et où il fera davantage bon vivre.

Excellence Monsieur le Président de la République, TOUT POUR LE MALI Je vous remercie Boureima Allaye Touré

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